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C'est une pute


C'est vrai que la langue française est beaucoup trop machiste.



Et dire que l'Académie de la langue française chiale qu'au Québec, on féminise trop la langue...Mon cul oui!

Quelques autres exemples:

Un péripatéticien, c'est un diciple d'Aristote, et une péripatéticienne, c'est une pute (NB: péripatéticien signifie "qui fait le trottoir").
Un mec qui se promène torse nu, il est cool, et une fille qui se promène torse nu,c'est vraiment une pute (quoique là ça se comprend, n'est-ce pas).
Quand on pense à un docteur, c'est un vieux monsieur barbu, et quand on pense à une doctoresse, c'est automatiquement une salope (même chose pour les policiers et les infirmiers).
Si un gars obtient une augmentation de salaire, il est compétent, et si une fille en a une, elle s'est tapé le boss.
Si un gars nique tout le monde à un travail scolaire, il est intelligent, et si c'est une fille, elle s'est tapé le prof.
Si un gars gagne à un concours, il est doué, et si c'est une fille, elle s'est tapé le juge(etc).

Je pourrais continuer loooongtemps là-dessus. Mais ça m'emmerde. Pis c'est pas particulièrement original. Je vais donc m'arrêter.

Bonne nuit les jeunes.

It's show time!

http://nahalia.labrute.fr/
http://dhaarma.labrute.fr/
http://punketta.labrute.fr/

Pour ceux qui ont envie de me faire la peau...ou du moins, d'essayer.

Héhéhé hé.

Tous ces visages







Y'a les regards de ceux que l'on croise
Et ceux que l'on habite
Avant d'avoir eu le temps de voir
J'ai fermé les yeux trop vite

Tous les visages parlent d'eux-mêmes
Avant qu'on ne les connaisse
Le mien t'a dit va-t-en cours au loin
Je ne serai que tristesse

Y'a les sourires de ceux que l'on croise
Et ceux que l'on habite
Avant d'avoir eu le temps de boire
Tu as craché trop vite

Tous les visages parlent d'eux-mêmes
Avant qu'on ne les connaisse
Le mien t'a dis va-t-en cours au loin,
Je ne serai que tristesse

On s'est brisé la tête et le coeur
Avec bien trop d'adresse
On a noyé nos yeux dans les pleurs
Prétextant notre ivresse

Tous les visages parlent d'eux-même
Avant qu'ils se connaissent
Les nôtres ont fait semblant jusqu'à la fin
Aidés de fausses promesses

-Pierre Lapointe, La forêt des mal-aimés

Stone Age

Voilà. Cet été a été le plus court et le plus dense de ma vie. On m'avait prévenue, par contre, qu'il filerait très vite. Oui, bien sûr, on m'avait prévenue.

On m'avait dit, aussi, que l'école secondaire (en particulier le tout petit collège privé girls only que j'ai fréquenté pendant mes cinq années d'études) était un monde très confortable et sécurisant par rapport à ce qui nous attendait à notre sortie: le Cégep. Connu également sous le nom d'Échantillon du Vaste Monde, pour ceux qui, comme moi, se sentent un peu dépassés devant lui. La faute au programme? Oh, non, je ne crois pas que la matière scolaire dépasse mes capacités (je chanterai peut-être une autre chanson dans quelques mois, mais pour le moment, je préfère penser que tout ira bien de ce côté...académiquement parlant, j'ai été bien préparée).

C'est à un autre niveau que je me sens dépassée par ce Cégep. 6200 étudiants, 7 pavillons, des centaines de professeurs et au-dessus de mille locaux différents...Ma tête tourne. Aucune cloche ne me rappelle à l'ordre quand j'ai un cours à honorer de ma présence. Je ne sais jamais ou retrouver mes amis, ils sont disséminés partout. C'est si grand, si plein de services en tous genres, que j'ai l'impression qu'il n'y a rien. Mes nerfs lâchent. Dédale de corridors. 

 Aujourd'hui, en philosophie, le prof nous a expliqué la très brillante allégorie de la   caverne illustrée par Socrate, il y de ça si longtemps déjà. Imaginez des gens enchaînés dans une caverne, face à un mur. Un feu situé derrière eux projette sur ce mur les ombres des passants, des objets alentour. Toute leur vie, cest gens ne peuvent que regarder ces ombres. Ils ne connaissent rien d'autre.

Imaginez ensuite qu'un des prisonniers, pour une raison X, sorte de cette caverne. La lumière du jour l'aveuglerait! Tout ce qui'il verrait lui appraîtrait si douloureux en nombre et en réalité que, sans doute, il souhaiterait de toute son âme réintégrer sa caverne si familière...et ce même si,  bien entendu, il serait bien forcé de voir que le vrai monde n'est pas fait d'ombres sur un mur.

Je viens de sortir de ma caverne. J'ai mal. Je veux y retourner. Mais je ne peux pas. Tous ces visages me blessent...Toutes ces individualités qui ne se croiseront jamais...Tous ces gens!

Dieu que j'ai hâte de m'adapter.

Parce qu'il faut bien commencer

Ça fait longtemps que j'ai créé  ce livejournal et je n'avais encore rien écrit. Paresse? Nah, pas vraiment. C'est plutôt que je cherchais ce que je pourrais bien écrire pour inaugurer. De temps en temps, au quotidien, je souriais intérieurement devant une situation quelconque en me disant  "huhu, j'me verrais bien raconter ça sur mon nouveau blog", puis soudain je me rappelais que j'avais rien écrit encore, et que ça ferait bizarre de commencer-commencer avec un pétage de coche sur les lézards ou encore un paragraphe gluant d'admiration sur un auteur de bandes dessinées. Si j'avais éternellement suivi ce mode de pensée, il est probable que je n'aurais jamais rien écrit ici.

S'il n'ya avait pas eu l'autre facteur.

L'autre facteur...la procrastination des trucs utiles à faire. Faire le ménage de ma chambre. Faire la vaisselle. Faire à bouffer pour ce soir. Faire de l'exercice (mais ça c'est pas sérieux...y'a un orage en ce moment). Brosser le chat. Organiser ma fin de semaine. Lire sur la conquête espagnole. Ramener mes livres à la bibliothèque...Tellement de choses à faire qu'au final, il n'y en a aucune qui réussit à attirer mon attention et à sembler plus urgente que les autres pour que je décide de m'en occuper en premier. Donc je procrastine. Et en procrastinant, je m'ennuie. Donc j'écris. Voilà voilà. Et je me rends service en libérant ce blog de la gênante première entrée: je le rends ainsi disponible à recevoir mes divagations futures.

Et par ailleurs une chose me chicote depuis deux ou trois jours. Profitons-en! Si je l'écris ici et maintenant, j'aurais non seulement fait un post de dépucelage, mais en plus il sera utile! Et ça passera inaperçu: pas de lecteurs sur un blog vide.

Voilà...la relativité de l'âge mental m'embarasse. Oui...vraiment. J'ai une amie dont je tairai le nom (au cas où, on sait jamais) qui a 25 ans (donc qui est notablement plus vieille que moi) et qui vit en appartement au centre-ville. J'ai été la voir y'a pas si longtemps. Quand son humeur est bonne, elle est ma foi d'agréable compagnie. Et ses amis aussi, bien sûr...mais seulement, leur univers est encore si loin du mien! Ils boivent souvent. Se droguent tout autant. Parlent de politique avec la hargne des pauvres et de guerre avec la hargne des étudiants. Le voisin de cette amie est addict à la poudre. L'amie elle-même se plaint que son ex le considérait comme un objet sexuel.

Lorsque je les vois, j'ai l'impression de suinter l'innocence par tous les pores de ma peau. Je me sens mal à l'aise...comme un touriste qui entre dans une épicerie vietnamienne et qui se rend compte que personne ne parle sa langue.

Alors vous comprendrez aisément qu'hier, quand Laura, mon amie de toujours, est venue me voir et m'a proposé d'écouter Bambi en mangeant de la compote de pommes, j'ai accepté avec très grande joie. 



Lorsque la bande des amis de mon amie auront vieilli et se seront assagis et casés, quand ce sera à mon tour de faire partie de la cohorte des jeunes adultes qui feront bientôt le monde, j'espère seulement que je serai prête. 

Parce que c'est si facile de se chier quand on saute en bas d'un pont.